lundi 2 mars 2009

Georges Town, l'heure des choix

La vie reprend peu à peu sa place après les tristes jours de deuil qui accablent notre fille Annie. Le temps a des vertus de guérison et agit comme un baume.

Nous sommes maintenant à Georges Town au sud des Exumas. Nous aurions cru y trouver une ville comme Nassau, mais il s’agit plutôt d’un endroit beaucoup plus modeste où on trouve quand même un peu de tout. Internet : très peu de possibilités si ce n’est une cabane rustique où on peut aller avec nos ordinateurs pour profiter d’un réseau wi-fi. Pas de Skype, la bande passante est trop retreinte.


Confrontés à une décision pas facile à prendre, celle de continuer notre périple vers Grenade au sud des Antilles avec des amis rencontrés en Floride, Perle d’eau, ou de remonter vers le nord, nous avons été déchirés. Compte tenu de la difficulté de décider, Françoise et moi avons procédé par vote secret, écrit.



Aujourd’hui nous pouvons dévoiler le résultat. Nous avons décidé de remonter vers le nord et laisser éventuellement RAKSHA à Indiantown en Floride. Nous reviendrons donc à la maison pour la mi-juin. Nous caressons le projet, l’année prochaine, de naviguer vers Cuba.


Depuis Staniel Cay nous avons vécu plein d’aventures. Parti de Staniel Cay pour descendre vers Norman’s Cay nous avons été surpris par une mer un peu trop forte avec des vents de 25 nœuds et des grosses vagues trop courtes et de travers. Fatigués, après une vingtaine de milles nautiques de navigation, nous décidons d’arrêter à Galliot Cay pour y dormir. Nous y sommes seuls avec un autre voilier. L’endroit est charmant mais pour y entrer il faut passer par une passe étroite avec un courrant assez fort. D’un côté l’océan Atlantique avec ses 5000 pieds de profondeur et de l’autre le banc avec ses 15 pieds. Une importante masse d’eau qui s’y engouffre ou qui s’en évacue, en quelques heures de marée.

Le lendemain matin, levés tôt et après un bon petit déjeuner, nous décidons de sortir de la passe à l’étale (moment de calme entre 2 marées). Moteurs en marche, voiles prêtes à sortir en cas, car de chaque côté il y a des récifs menaçants, nous nous engageons dans la passe. Une houle roulante qui grossit nous y attend. Une houle mouvementé qui rebondit sur les récifs produits des tourbillons difficiles à négocier. Françoise est à la proue pour surveiller l’éventualité de tête de corail, Pierre est à la barre. La vague grossit au point où RAKSHA plonge à plusieurs reprises dans des vagues de 10 pieds. L’eau passe par-dessus Françoise qui se tient au balcon avant tout en portant son harnais de sécurité attaché à la ligne de vie.

Cela dure une bon 15 minutes avant de prendre le large et quitter cette zone turbulente. Ouff! Cette fois encore, on a eu le dessus. La mer n’a qu’à bien se tenir!

La suite fut beaucoup plus facile et la navigation jusqu’à Georges Town à la voile et au moteur fut très agréable.

Arrivé à Kidd’s Cove, nom du célèbre pirate Captain Kidd, nous jetons la pioche et descendons à terre pour explorer l’endroit.


Nos amis Mélanie et Simon avec qui nous avions déjà fait de la voile sur le lac Champlain doivent venir nous rejoindre le 24 fév. Ils nous apporterons aussi les pièces nécessaires à la réparation de l’éolienne que nous avions perdue en mer et un excellent café que nous dégusterons (il n’y a pas de bon café aux Bahamas).

Entre temps nous préparons le bateau pour leur venu.

Le 24 nous allons chercher nos amis à terre pour les ramener sur RAKSHA avec notre petit dinghy.. C’est le soir et le vent souffle assez fort. On a apporté des plastiques, genre rideaux de douche, pour leur éviter d’être mouillés. Mais chose impossible, la vague qui fouette le dinghy leur réserve une bonne douche d’eau salé.

Nous avons beaucoup apprécié les quatre jours passées en leur compagnie. Un peu de baignade à Stocking Island, Exploration de l’île. Tentative de prendre une mer trop agitée, retour à Sand Dollar Cay et finalement, une belle journée de navigation côtière en mer au nord de Conque Cay.

Merci Mélanie et Simon de nous avoir apporté votre amitié à bord de RAKSHA.

À bientôt.....


Françoise et Pierre

mardi 17 février 2009

La vie nous réserve des surprises…incompréhensibles!



Nous avons appris cette semaine par la voix d’Annie, la fille de Pierre, le décès de son ami de cœur, Jean-Roger. En souvenir de cet homme remarquable pour sa grande sensibilité à la nature, décédé à un âge si jeune, nous avons immédiatement mis les drapeaux de RAKSHA en berne.




Jean-Roger a été pour nous cet homme rempli de douceur et d’amour. Nous aurions tant voulu que LA VIE puisse lui redonner la santé, mais la volonté de Dieu est parfois difficile à comprendre. Un jour puissions-nous la saisir.

Nos cœurs sont tristes et RAKSHA vit un moment de vide que seules les étoiles, la nuit, viennent combler. La grandeur du ciel étoilé nous ramène à notre impuissance. Ce matin nous ferons entendre le son du Conque dans la baie de Little Farmer Cay et ce son se répercutera à l’infini en espérant que Jean-Roger puisse entendre que l’on se souviendra de lui longtemps.
Pour notre fille Annie nos cœurs sont remplis d’amour et nous espérons que cet amour pourra jeter un peu de baume sur la blessure et le vide terrible qui l’afflige en ce moment.

Capitaines Françoise et Pierre

samedi 31 janvier 2009

Nassau

Nassau, 31 janvier

L’arrivée dans le port, hier après-midi, se déroule bien, mais l’entrée dans la marina a été difficile. Le vent, les courants, le trafic et les espaces restreints nous ont fait vivre pas mal de stress. Comme toujours dans ce monde, on a eu beaucoup d’aide, entre autre de nos copains, mais aussi de Joël, jeune capitaine pour Navetour, ici à Nassau. On avait connu Joël à Plattsburgh et on le retrouve ici, en plein milieu du port. Il était en dinghy lorsqu’il nous a vu et il est venu s’accoster sur Raksha pour nous guider. On réussit enfin à communiquer par skype avec les enfants. Plus d’une trentaine de courriels à traiter. Pour le souper, on se rend dans un resto chinois, le Double Dragon, avec nos copains de flotille et le nouvel équipage de Perle D’eau, Lili et William. Aujourd’hui, on part à la recherche d’une hélice d’éolienne. La nôtre s’est envolée au dessus de l’océan et on n’avait pas l’intention de faire de recherches «approfondies» pour la retrouver !

Retour sur nos traces...

Chub Cay, 26 janvier

L’urgence d’établir certaines communications nous incitent à sauter dans le dinghy dès l’arrivée à l’ancre pour se rendre à la marina de Chub Cay. Rien à faire. Impossible d’avoir un signal. La marina, seule institution présente sur l’île, est très dispendieuse. C’est principalement un club privé huppé. Il n’y a rien d’autre sur l’île. Personne n’y habite à part le personnel et peut être quelques membres du club. Pour partir d’ici, il faut attendre que le vent tourne sud ou sud-ouest pour ne pas se faire trop brasser par la vague. Ce sera vendredi. En attendant, on s’amuse dans l’eau; on va voir les poissons et les coraux en apnée
.

Bimini et plus, 25 et 25 janvier

On est arrivé à Bimini à midi hier, 24 janvier. Fatigués de tout le stress du départ, mais heureux d’être enfin là. Première chose à faire, les douanes et l’immigration, ensuite une bonne bière bahamienne avec nos copains de flotille, Perle D’eau (Marcel, Claude et Pierrette), et Maya Bella (Armand et Sharon). Enfin, petite sieste nécessaire avant le souper. Le moral n’était pas fort à l’arrivée. Fatigue et difficulté à trouver notre chemin au travers des «patates» de corail. Mais aujourd’hui, c’est différent. On a repris la mer sur le « banc » vers Chub Cay. L’eau est claire comme c’est pas possible. On voit le fond à 35 pieds. On voit les dauphins qui nagent au fond, alors que dans l’intracostal tellement sale, on ne voyait que leurs sauts hors de l’eau. Alors oui, aujourd’hui, on y est vraiment. On a levé les voiles pour la première fois depuis Annapolis. Oui, on est aux Bahamas et on sait enfin pourquoi on a fait tout ce chemin. En ce jour, je vous écris pendant qu’on navigue vers notre prochaine étape, Chub Cay. On ne voit aucune terre sur 360 degré de l’horizon. c’est enivrant.

Le pilote automatique nous permet de faire autre chose, tout en fardant un œil sur nos 2 vaisseaux copains et en écoutant Louis Armstrong en plein milieu de l’océan. Ce soir, on s’ancre en plein milieu de cet océan dont la profondeur ne dépasse pas 15 pieds, sur quelques centaines de kilomètres, à part quelques abysses qui atteignent plus de 4000 mètres de profondeur. Les étoiles, l’immensité… j’ai pas de mots.



Miami - Oleta River et Port de Miami, du 18 au 23 janvier


Oleta River park : Très belle escale. Du bon temps avec Lady Belle (Jeanine et Yves), Sea King (Michel et Lise), Euphorie (Michel et Diane) et Perle D’eau. Balades au West Marine et au Publix pour compléter notre approvisionnement, promenades à pied et à vélo, meeting de préparation pour la traversée avec Lady Belle (ils ont une expérience de 15 ans de traversées bahamiennes).


Oleta River est parc très agréable et tranquille, en plein milieu de Miami Nord. On aurait pu y rester longtemps.
Le 23 janvier, Perle D’eau et nous allons nous installer dans le Port de Miami pour être prêts pour la fenêtre météo du 24. Il y a beaucoup de bateau en attente du départ. On y rencontre Maya Bella (Armand et Sharon). Belle rencontre. Ils se joignent à notre flotille. Départ prévu : 3h00 am le 24 janvier.

vendredi 16 janvier 2009

On y est presque...




Beaucoup d’eau a glissé sous notre bateau depuis notre dernière mise à jour. Peut-être êtes-vous découragés d’attendre de nos nouvelles. On vous a quitté à Vero Beach, surnommé Velcro Beach par de nombreux voyageurs à cause du choix d’y rester « coller » . On y est resté presque 3 semaines pendant lesquelles on a continué nos préparatifs pour la traversée, mais surtout, on y a reçu de la belle visite de Nycole du Réseau du Capitaine et enfin, Yann et Michèle qui on passé une semaine avec nous sur le bateau. Cette semaine là nous a remplies de joies et leur départ a laissé un grand vide. Plage, promenade, bonne bouffe, petites balades en bateau, contemplation des dauphins… voilà ce qui a fait notre mois. C'est malheureux que toute la famille n'ait pu être réunie cette année, mais on fera certainement un Noël des campeurs cet été, à Montréal, avec Annie et Patrick.


Après le départ de Yann et Michèle, on a continué notre route vers Miami, en s’arrêtant à à Jensen Beach, à Lakeworth, à Boca Raton et enfin à notre ancrage d’aujourd’hui, où nous allons rester jusqu’à ce que la météo nous permette de se lancer dans l’océan. En quatre jours, nous avons dû faire lever 35 ponts à bascules entre lesquels nous devions calculer notre vitesse pour arriver ni trop tôt, ni trop tard. Tout au long de cette route, on a pu contempler les riches demeures.


En cours de route, on a fait deux rencontres importantes : Lady Belle, bateau de Yves et Jeanine, qui ont fait les Bahamas pendant 15 ans et qui nous gratifient de précieux conseils, et Perle d’eau, bateau de Marcel avec qui nous formerons une flotille de départ, en compagnie, probablement d’Absaroque, avec Jean-Pierre et Denise. Ces derniers sont déjà à Biscayne Bay.

Et voilà, on est fin prêt pour le grand départ, la pompe d’eau de mer est installée, la pompe macératrice (pour l’évacuation du réservoir sceptique) aussi. Les achats sont faits. Il ne reste que l’installation du système de transmission radio (Pactor) pour envoyer des courriels par ondes courtes. Ce dernier équipement est très important car nous n’aurons plus de téléphone à partir du moment où nous quitterons les USA. Ce qui n’arrivera pas avant lundi selon les dernières prévisions météo.
Pendant ce temps là, il y a toute une autre vie, parallèle, qui continue à Montréal, dans la neige et le froid. Michèle fait maintenant équipe avec Yann pour la gestion des affaires de la famille. Ils ont parfois des problèmes difficiles à résoudre mais en même temps, ils font un apprentissage dont ils sont fiers, et nous donc! Merci, merci, merci…

À bientôt,

mercredi 24 décembre 2008

Vero Beach - enfin le Sud



Nous sommes enfin à la chaleur. C'est ici à Vero Beach que nous attendons Yann et Michèle. Ils vont beaucoup aimer l'endroit. La plage est superbe, la température idéale. Nous sommes amarrés à une bouée (mooring) avec un autre bateau "à l'épaule". Heureusement, ce sont des gens courtois et discrets. Par contre, il y a deux chiens à bord qui jappent quand les maîtres ne sont pas là. Jusqu'à hier, cela ne nous avait pas trop dérangé, mais les maîtres sont revenus très tard au bateau, et nous avons dû subir les piaillements des chiens toute la soirée.

Nous avons eu de la belle visite cette semaine : Jean-Claude et Gyslaine qui font la tournée de la FLoride en campeur, et pour Noël, Pauline et Michel avec qui restent avec nous quelques jours. Dans le lagon où nous sommes, il y a des crocodiles et des requins, mais je n'en ai pas vu. J'aimerais bien, mais ils ne veulent pas se montrer. Par contre, les dauphins continuent de flirter avec nous parfois. Il y a aussi des mamatee, une sorte de morse, que je n'ai pas vu non plus.

Pour aller à la mer, on prend un autobus de la ville, gratuit, ou on y va en vélo. C'est tout près et la plage est superbe.

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une belle année.

Merci à tous ceux qui nous envoient des commentaires. Cela nous garde en contact avec vous.

lundi 15 décembre 2008

De St.Augustine à New Smyrna Beach

St-Augustine du 7 au 11 décembre

Une charmante ville côtière. Première ville des Etats-Unis, bâtie par les espagnols, il y a 400 ans. Ses magnifiques bâtisses de style mauresque et ses rues étroites (dans la vieille ville) rappelle certains coins de l’Espagne. Les administrations successives ont fait l’effort de conserver ces vieilles architectures et c’est très agréable.



On a vite fait le tour en vélo et quand on s’éloigne un peu, quand on se laisse porter par l’exploration « hors touriste », on retrouve le style des maisons du sud, pas mal non plus.

Et si on se laisse porter encore un peu plus, on se retrouve dans les quartiers peu nantis, majoritairement noirs et là, ça me rappelle les « cases » qu’on voyait en République Dominicaine. Certaines de ces « cases » ont des toits en tuiles, comme les maisons espagnoles, mais recouvertes de fougères entremêlées de sacs de plastic, probablement pour boucher les fuites.

On est resté ici 4 jours, à l’ancre, avec des vents très forts par moment. Il n’y a qu’une nuit où nous avons dû faire le guet parce qu’un autre bateau s’était mis à l’ancre un peu trop près de nous et il chassait (l’ancre qui glisse) doucement vers nous.


Finalement, il est parti au petit matin, probablement conscient que son ancrage ne tenait pas, avec ce vent là. On l'a suivi peu après...

Daytona Beach et New Smyrna Beach, du 12 au 15 décembre


En arrivant à Daytona, on s’est échoué... encore une fois!!! Juste avant d’arriver à notre point d’ancrage. C’est notre troisième échouage depuis le début de l’Intracostal. Souhaitons que ce soit le dernier. Daytona nous a retenu juste le temps de petits achats au West Marine du coin et au Marché des fermiers (Farmers Market) du samedi matin. On a fait l’acquisition d’un équipement de pêche de base.

Dès le lendemain, on se rend à Smyrna Beach, petit village de plages superbes. En arrivant à la marina, le maître de quai nous informe qu’une petite fête est donnée pour Noël et qu’on est invité. Waow! C’était un buffet « Pot Luck » (À la fortune du Pot), mais on n’a rien apporté… On a quand même goûté à tout, même les « beans ».
Maintenant, le défi est : apprendre à pêcher avant l’arrivée des enfants en janvier. On s’est fait expliquer quels sont les bons poissons et on a acquis un livre de base pour les reconnaître. Je vous jure que vous aurez une photo de notre premier poisson, si la chose se produit!

Voilà, c’est confirmé : les enfants viennent nous rejoindre à Palm Beach dans la première semaine de janvier. Nous y serons donc presque 3 semaines en tout.

En attendant, la chaleur se pointe et le bord de mer nous fait de l'oeil...

Pierre et Françoise, courriel - ve2pbf@hotmail.com

vendredi 5 décembre 2008

La Georgie - Émerveillement et lassitude

Émerveillement devant cette nature sauvage, les dauphins qui nous accompagnent, les pélicans et les cormorans... lassitude du froid et de l'inconfort... émerveillement pour ce ciel toujours bleu et les méandres infinis des rivières... lassitude de ces marécages à perte de vue, jours après jours. Bref, l'arrivée à St-Marys a été un soulagement, comme la fin d'une étape un peu pénible. On a décidé d'y prendre un congé de 2 jours à la marina. On en profite pour mettre le blogue à jour, faire notre lavage, l'épicerie et perdre du temps à boire des cafés latte au village. Le temps est plus doux ici, mais on attend un front froid demain pour notre route vers St-Augustine - La Floride - Il paraît que c'est la plus belle partie de l'intracostal. Je dois vous dire tout de même que j'aurais bien aimé avoir le talent et le télé-objectif de mon amie Hélène pour capter les magnifiques oiseaux de la Georgie, parfois dans des poses tellement cocasses, entre autres les pélicans. Ils ont des mimiques tellement préhistoriques!

Rétrospective - Caroline du Sud -

27 novembre 2008
Notre visite à Columbia, chez Diane et Benoît, nous a donné l’occasion de prendre un bon bain chaud avec le sel de bain que Diane avait acheté tout spécialement à notre intention. Benoît nous fit un pain délicieux selon sa recette. Un gros merci à Diane et Benoît pour toutes les gâteries, de la couture de nappes pour le bateau, jusqu’aux conserves de sauce bolognaise


À notre retour sur Raksha qu’on avait laissé à Isle of Palm pendant 6 jours, il fallut effectuer plusieurs travaux de maintenance : serrer les courroies de la pompe à eau et de l’alternateur, effectuer le changement d’huile et du filtre, installer nos nouvelles lampes à l’huile, faire le plein d’eau et de diesel, etc. Avec le retour du temps doux, on s’est quand même permis une petite randonnée sur la plage, en attendant d’être dans les Bahamas…


28 novembre 2008, position gps : Lat 32 33.545N long 080 24.969 Actuellement, il est 1800 est et il fait déjà noir comme chez le loup. Pour Raksha la louve, c’est même très agréable. Aujourd’hui nous avons navigué de Isle of Palm vers ce lieu paisible où nous avons jeté la pioche, dans la rivière South Edisto. Aucun voisin. Silence total. Seul le vent qui fait vibrer la balancine joue une curieuse de mélodie vient briser ce silence. C’est à la lueur de notre lampe à l’huile que nous écrivons ces quelques lignes, après une journée de navigation et un repos bien apprécié. Lors de notre navigation nous avons pu heureusement éviter les hauts fonds car plusieurs autres voiliers s’y sont échoués. Le canal de l’intracostal (ICWW) est imprévisible malgré les bouées rouges et vertes. Le sable se déplace au gré des marées et courants, si bien que les bouées ne sont souvent que des approximations. Ce matin nous avons pu voir une famille de dauphins qui sont venus s’amuser autour de Raksha. C’était vraiment beau de les voir sortir de l’eau pour replonger. Ici c’est aussi le pays des pélicans et des aigrettes qui survolent l’eau en rase motte. Quel magnifique paysage.


30 nov. 2008 Le vent s’est gonflé durant la nuit, si bien que nous avons dû surveiller la position du bateau. Nuit courte. Ce matin nous avons décidé de rester bien ancré dans la rivière Beaufort en face de la ville. Un vent de 20 à 35 nœuds et un courant de 2 nœuds qui change de 73 à 257 degré à toutes les 6 heures. La météo ne sera favorable qu’à compter de lundi.

Aujourd’hui sera une journée de repos et de paresse au son du vent, légèrement brassé par la houle. Demain matin on lèvera l’ancre vers 0630 et on essayera d’abattre quelques soixante milles et s’approcher de la Georgie. Destination : Cumberland Island et Ste Marys.

Prochaine étape - La Floride - À bientôt la famille et les amis !